Productions Dominic Dubois inc.
Formation · Liens solides avec les clients

Arrête de chercher quoi dire.
Cherche quoi demander.

Un indice, une question, une phrase de toi. Le client sent la différence entre l'intérêt et le jeu.

Cette formation s'adresse aux représentants qui veulent des clients qui reviennent et qui les réfèrent. Le small talk forcé et le « moi aussi » automatique ne créent rien : le client les sent tout de suite. À la fin, tu seras capable d'appliquer la méthode VRAI : voir les indices, relancer avec une question qui ouvre, apporter un bout de toi bien dosé et intégrer ce que tu as appris dans ta vente et ton suivi.

01

Le client sent le faux en trois secondes

Tu n'as pas besoin d'avoir des points en commun avec ton client. Tu as besoin d'être curieux pour vrai.

  • Le faux : « Ah oui, moi aussi! » sur un sujet que tu ne connais pas. Le client le voit dans tes yeux.
  • Le forcé : la météo, le trafic, « avez-vous trouvé facilement? ». Ça remplit le silence, ça ne crée rien.
  • Le vrai : tu remarques quelque chose de réel chez lui, tu poses une question parce que la réponse t'intéresse, et tu écoutes la réponse au complet.
Le piègePenser que le lien, c'est une étape à cocher avant de vendre. Le client qui se sent « travaillé » se ferme, poliment, et il magasine ailleurs.
La phrase-chocArrête de chercher quoi dire. Cherche quoi demander.
02

La méthode VRAI

Quatre gestes. Pas de script magique : une façon de regarder et d'écouter.

VVois les indices
RRelance avec une question qui ouvre
AApporte un bout de toi, dosé
IIntègre ce que tu as appris
Le principeLe terrain commun, ça se trouve en écoutant, pas en jouant. Si tu ne peux pas être VRAI sur un sujet, change de sujet.
Clin d'œilDans « Relation vs Transaction », tu as vu pourquoi le lien compte. Ici, c'est le comment : quoi regarder, quoi dire, quoi éviter.
03

V : Vois les indices

Avant d'ouvrir la bouche, ouvre les yeux. Le client t'en dit beaucoup avant de parler.

Le véhicule d'échange
Kilométrage, entretien, accessoires, autocollants, attache-remorque. Il raconte sa vie.
Le siège d'enfant
La famille, la sécurité, l'espace, l'horaire de fou.
L'équipement de sport
Bâtons de hockey, vélo sur le support, sac de golf, skis dans le coffre.
L'accent
Une région, un pays, un parcours. Une porte, jamais une étiquette.
Le métier
Uniforme, bottes de travail, logo sur le manteau, outils dans la boîte.
Ce qu'il regarde
Le coffre en premier? Les sièges arrière? La capacité de remorquage?
  • Observe pendant que tu marches vers lui et pendant le tour du véhicule d'échange.
  • Un indice, c'est une hypothèse. Tu ne conclus rien, tu poses une question.
À éviterDeviner à voix haute : « Vous êtes Français, vous? » ou « Vous êtes dans la construction, je suppose? ». Si tu te trompes, tu viens de le mettre dans une boîte.
04

R : Relance avec une question qui ouvre

Un indice plus une question ouverte, c'est une porte. Une question fermée, c'est un mur.

Siège d'enfantJ'ai vu le siège en arrière. Ils ont quel âge, vos enfants? … Qu'est-ce qui est le plus compliqué avec eux dans le véhicule en ce moment?
Équipement de sportLes bâtons dans le coffre, c'est pour vous ou pour les jeunes? … C'est quoi, une semaine typique de hockey chez vous?
Le métierVotre manteau dit que vous travaillez en électricité. Vous faites quoi exactement? … Votre véhicule, il vous sert au travail aussi?
L'accentJ'entends un accent que je n'arrive pas à placer. Vous venez d'où, si c'est pas indiscret?
  • Pose la question, puis tais-toi. Laisse-le aller au bout de sa réponse.
  • Relance sur sa réponse, pas sur ta prochaine question : « Ah oui? Comment ça? »
  • Sa réponse t'apprend souvent son vrai besoin. Le hockey, c'est l'espace de chargement et les départs à 6 h le samedi.
05

A : Apporte un bout de toi, dosé

Le lien va dans les deux sens. Mais c'est lui la vedette, pas toi.

  • Une phrase de toi, puis la parole revient à lui. Pas ton histoire de 5 minutes.
  • Seulement si c'est vrai. Tu n'as jamais joué au golf? Ne fais pas semblant. Dis-le.
  • Ramène toujours la balle avec une question.
Bien doséMoi aussi, j'ai deux jeunes, et les allers-retours à l'aréna, je connais. Les vôtres jouent à quel niveau?
Quand t'as rien en communLe golf, j'y connais rien. Expliquez-moi : qu'est-ce qui vous accroche là-dedans?
Trop doséLe client parle de son chalet et tu embarques sur le tien pendant dix minutes. Tu viens de lui voler la parole et la vedette.
Pourquoi ça marcheAdmettre que tu ne connais pas un sujet, c'est plus crédible que de faire semblant. Et ça lui donne le rôle d'expert. Les gens aiment expliquer ce qu'ils aiment.
06

I : Intègre ce que tu as appris

Le lien qui ne sert à rien est oublié. Celui que tu réutilises prouve que tu as écouté.

  • Note-le dans ton outil de suivi, le jour même : prénoms des enfants, sport, métier, projet de voyage.
  • Ramène-le dans ta présentation : « Le coffre, regardez : deux sacs de hockey couchés, sans plier les bâtons. »
  • Ramène-le dans ton suivi : « Pis, le tournoi de votre gars en fin de semaine, ça a donné quoi? »
Mot à mot au suiviBonjour Marc, c'est le représentant qui vous a fait essayer le VUS. Je pensais à vous : votre voyage de pêche, c'était cette semaine? Ça a mordu?
Le testSi ton client te dit « Hein, tu t'en souviens? », tu viens de créer le lien. Ce n'est pas ta mémoire qui l'a fait, c'est ta note.
07

L'erreur classique : le faux intérêt

Le small talk forcé et l'intérêt joué font plus de tort que le silence.

Le « moi aussi » automatique
Tu dis que tu adores la pêche pour te rapprocher. Il te pose une question technique. Tu bafouilles. C'est fini.
L'interrogatoire
Dix questions personnelles d'affilée. Il se sent dans un formulaire, pas dans une conversation.
La question sans écoute
Tu demandes l'âge des enfants et tu regardes ton cellulaire pendant qu'il répond.
Le compliment de vendeur
« Wow, belle couleur, votre véhicule! » sur un véhicule qu'il veut échanger parce qu'il l'haït.
Le symptômeLe client répond par un mot, il regarde ailleurs, il revient au prix vite. Ce n'est pas lui qui est froid : c'est ton approche qui sonne faux.
La correctionUne seule question sincère vaut mieux que cinq questions de politesse. Si le sujet ne t'intéresse pas, trouve un autre indice.
08

Quand il ne veut pas jaser

Certains clients ne veulent pas de lien aujourd'hui. Les respecter, c'est aussi un lien.

  • Le pressé : il veut des faits. Ton terrain commun, c'est son temps. Respecte-le.
  • Le méfiant : il a déjà été « travaillé » ailleurs. Une question personnelle trop tôt confirme sa peur.
  • Lis le signal : réponses courtes, bras croisés, retour au véhicule. Tu reviens à l'affaire.
Mot à motJe vois que vous savez ce que vous voulez. On va droit au but, et si vous avez des questions en chemin, je suis là.
Le paradoxeEn lâchant la jasette, tu gagnes souvent sa confiance. Et c'est là qu'il commence à parler de lui, tout seul.
Clin d'œilPour reconnaître ces profils dès l'arrivée, revois « Les 5 premières minutes ».
09

Scénario : le pick-up et le siège d'enfant

Un client arrive avec un pick-up de huit ans. Siège d'enfant en arrière, attache-remorque, bottes de travail.

Sans VRAI« Belle journée, hein? Avez-vous trouvé facilement? Moi aussi j'ai un pick-up! Vous cherchez quoi aujourd'hui? » Il répond « un pick-up » et demande le prix.
Avec VRAIV : je remarque le siège, l'attache, les bottes. R : « Votre attache est pas mal usée. Vous remorquez quoi avec ça? » … « Une roulotte, avec les deux enfants. » … « Vous partez où, d'habitude? » A : « Moi, c'est le camping au lac avec ma blonde, mais sans roulotte. Elle fait combien de pieds, la vôtre? » I : je note « roulotte 26 pieds, deux enfants, camping en juillet ».
Dans la présentationAvec 26 pieds de roulotte et la famille à bord, regardez la capacité de remorquage et l'espace en arrière pour les deux sièges.
Hors autoMême principe en vente de thermopompes : la piscine dans la cour, les jouets sur le terrain, le chien à la porte. Un indice, une question, une phrase de toi, une note.
10

Ton défi des 7 prochains jours

Un lien solide, ça se pratique comme un closing. Voici ton plan.

1Exercice de 5 minutes, chaque matin : dans le stationnement, regarde trois véhicules de clients. Pour chacun, trouve un indice et écris la question ouverte que tu poserais.
2Avec chaque client cette semaine : un indice, une question qui ouvre, une phrase de toi maximum.
3Bannis « Avez-vous trouvé facilement? » et « Belle journée, hein? » pendant 7 jours.
4Note un détail personnel par client dans ton outil, le jour même.
5Dans chaque suivi, ramène ce détail avant de parler du véhicule.
Ton indicateurÀ la fin de la semaine, compte combien de clients t'ont dit spontanément quelque chose de personnel. C'est ton vrai score de lien.
À retenirArrête de chercher quoi dire. Cherche quoi demander.
À retenir

Sois VRAI
ou change de sujet.

Demain, avec ton prochain client : repère un indice avant de parler, pose une question qui ouvre et écoute la réponse au complet, partage une seule phrase vraie sur toi, puis note ce que tu as appris et ramène-le dans ta présentation et ton suivi. Pas de météo, pas de faux « moi aussi ».

DD

Avant de commencer

Entre tes infos pour accéder à la formation. Tu débloques le contenu et ton test à la fin.